Un CP du Conseil de la jeunesse : Non à la mise au travail forcé ! Non aux emplois low-cost ! Non à l’exclusion des chômeurs !

Non à la mise au travail forcé ! 
Non aux emplois low-cost ! 
Non à l’exclusion des chômeurs ! 


Le CONSEIL DE LA JEUNESSE et les dizaines d’organisations partenaires du COMITÉ D’ACTION POUR L’EMPLOI prennent acte des 
mesures proposées par le nouveau gouvernement fédéral. 


Alors que le taux de chômage des jeunes est alarmant, et que la proposition d’une réduction collective du temps de 
travail – comme mesure structurelle de lutte contre le manque d’emploi pour les jeunes – doit être mise en débat, 
nous considérons que l’annualisation du calcul du temps de travail, la flexibilisation accrue et le recul de l’âge légal de 
départ à la pension à 67 ans sont des régressions sociales pour la jeunesse francophone. 


En offrant plus de 3 milliards de réductions de cotisations patronales et autres avantages fiscaux aux grosses 
entreprises et à leurs actionnaires et un saut d’index soi-disant « intelligent », la nouvelle majorité de droite s’attaque 
au pouvoir d’achat des citoyens, affaiblit le système de sécurité sociale et les solidarités entre générations. 


La mise au travail obligatoire des chômeurs de longue durée, en désaccord avec les règles élémentaires de la charte de 
l‘Organisation Internationale du Travail, est une mesure populiste et impraticable. 


Cet accord de gouvernement applique aveuglément et jusqu’à l’absurde l’idéologie de l’austérité pratiquée partout 
en Europe qui nous conduit droit dans le mur. Ces mesures qui prétendent garantir le progrès social le condamnent 
en fait et ne permettront pas une relance économique porteuse de plus-values sociales et environnementales. 


Partout en Europe, des gouvernements appliquent les mêmes fausses bonnes idées de politiques de l’offre : 
compression salariale, flexibilisation du travail, jobs low-cost et maintenant en Belgique : la mise au travail forcé
dénoncée par le front commun syndical. 


Il s’agit d’une véritable rupture unilatérale du contrat social par rapport aux jeunes ! Les étudiants de plus de 25 ans, 
par exemple, ne pourront plus prétendre aux allocations d’insertion sur base des études. 


Depuis plusieurs mois, des dizaines d’organisations du secteur associatif ont rappelé une des exigences de la 
recommandation européenne de 2013 sur la Garantie Jeunesse : l’obligation d’une concertation de tout le secteur de 
la jeunesse dans la mise en œuvre des moyens européens. Rien n’a été fait et la mesure phare, le stage de transition en 
entreprise, risque de précariser davantage encore des jeunes mis à disposition des employeurs pour une bouchée de 
pain. 


Aujourd’hui, nous constatons qu’à défaut d’une concertation, l’accord de gouvernement fédéral constitue un casus 
belli adressé à la jeunesse. Il n’y a ni discours de vérité dans les mesures annoncées, ni courage à mener une 
politique hostile à la jeunesse. Le bon sens c’est de créer des emplois directs, notamment dans le non-marchand et 
l’associatif. 


Aujourd’hui, encore plus qu’hier, on impose à une génération qui ne trouve pas son chemin vers le marché du travail le 
remboursement d’une dette illégitime qu’elle n’a pas contractée. 


Ce gouvernement s’attaque aux jeunes et à leur avenir. Il devra faire face, dans les mois qui viennent, à la mobilisation 
de la jeunesse pour défendre son droit fondamental à l’émancipation sociale, économique et culturelle.


Nous appelons, toutes et tous, jeunes et moins jeunes, à nous rejoindre lors de notre événement « Apéro 
pour l’emploi » le 24 octobre place Sainte Catherine dès 17h.
 

La Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS) 
0478/93.28.62 | infosfbjs@gmail.com | www.jeunessocialistes.be