ING après Caterpillar : Aucun secteur n’est épargné par les restructurations !

Notre pays subit une vague de fermetures et de restructurations massives.
Comme Caterpillar il y a quelque jours, l’objectif n’est pas d’éponger des pertes mais tout d’augmenter les bénéfices très confortables des deux multinationales. Bénéfices qui sont rapatriés vers des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôt en Belgique. ING est même doublement coupable puisque, en plus d’organiser sa propre évasion fiscale, la banque organise celle de ses multinationales clientes à travers des structures dédiées.
Nous devons réagir et apporter des solutions. La FBJS propose :

1. De rétablir un rapport de force équilibré entre travailleurs et actionnaires. En cas d’annonce de licenciements massifs, les travailleurs doivent être informés de manière complète et rapide. Ils doivent en outre posséder la capacité de peser efficacement dans les négociations avec la direction. 

2. De mettre en place de la réduction collective du temps de travail, à savoir une semaine de 4 jours sans perte de salaire et avec embauche compensatoire pour diminuer drastiquement le chômage et permettre aux travailleurs de renforcer leurs capacités de négociation salariale.

3. D'enjoindre les dirigeants des pays européens à entamer un revirement de leur politique industrielle, sociale et fiscale : en orientant les aides d'états vers les PME ; en prenant en compte les externalités négatives sociales et environnementales induites par le développement de toutes activités entrepreneuriales ainsi qu'en renforçant systématiquement les services chargés de lutter contre la fraude fiscale à tous les niveaux de pouvoirs.
Encore une fois ce qui coute cher, très cher même, ce n'est pas le travail ou les travailleurs mais bien le non-travail. Le non-travail, ce n'est pas le chômage, et non… les chômeurs sont des travailleurs en devenir. Ce n'est pas non plus l'entrepreunariat en tant que tel, et non ! Ce n'est même pas la numérisation ou la robotisation, non et encore non !
Le non-travail c'est l'actionnariat.
L'actionnariat et le retour sur investissement toujours scandaleusement plus élevé qu'il exige.
L'actionnariat et son besoin d'accaparer une part toujours grandissante des richesses produites.
L'actionnariat et sa capacité à tout faire pour empêcher les forces progressistes de réguler le fonctionnement de notre système économique, de notre système politique, de notre système social.
Un bon croquis vaut parfois mieux qu'un long discours disaient certains…